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Thinking of suicide? Contact the 9-8-8 crisis line
ACSM Filiale de Montréal



Tout au long de cette série, nous explorons les facteurs qui influencent leur santé mentale, les obstacles qu’elles rencontrent, notamment au sein du système de santé, ainsi que les stratégies individuelles et collectives qu’elles mettent en place pour favoriser leur mieux-être.
Nous nous intéressons également aux liens étroits entre santé mentale et santé physique, en abordant notamment des enjeux liés aux menstruations, à la parentalité et à la période post-partum.
Au cours des dernières années, la santé mentale des hommes a fait l’objet d’une attention particulière, notamment en raison du stigma entourant la demande d’aide et des taux élevés de suicide
(INSPQ, 2025)
Les réalités vécues par les femmes soulèvent des enjeux différents.
Bien qu’elles consultent davantage les services en santé mentale, elles continuent de rapporter un pourcentage plus élevé d’anxiété et de dépression, de même qu’une perception plus négative de leur santé mentale.
(Institut de la statistique du Québec, Gouvernement du Québec, 2022)
Ce paradoxe invite à s’interroger sur les facteurs qui continuent de nuire à leur bien-être.
En donnant la parole à des personnes expertes issues des milieux de la recherche et du communautaire, nous ouvrons le dialogue sur les inégalités sociales, les discriminations et les expériences de soins qui continuent d’influencer la santé mentale des femmes.
*Le terme femme est utilisé de façon inclusive.


Les premières relations amoureuses représentent souvent, à l’adolescence, une étape importante d’exploration, de découverte et d’affirmation de soi. Toutefois, elles peuvent aussi être teintées par des rapports inégalitaires qu’il est parfois difficile de reconnaître à cet âge et qui, pourtant, peuvent avoir un effet long terme sur la santé mentale des personnes touchées.
Comment reconnaître les signes d’une relation malsaine ? Comment vivre une relation amoureuse tout en se sentant en sécurité ? Et surtout, comment bâtir des relations amoureuses et intimes saines, égalitaires et bienveillantes ?
C’est à ces questions que nous répondrons en compagnie de Pénélope Allard-Cobetto et Émilie Marien du programme Étincelles de l’Université du Québec à Montréal. Ce programme vise à développer et à promouvoir des pratiques exemplaires favorisant des parcours amoureux et intimes positifs, tout en prévenant la violence dans les relations amoureuses chez les jeunes.

La période qui suit l’accouchement est marquée par de nombreux changements physiques, hormonaux, émotionnels et sociaux.
Le « baby blues », aussi appelé déprime post-partum, se manifeste notamment par de la tristesse, de l’irritabilité, de l’anxiété ou une grande émotivité. Ces symptômes sont généralement passagers et s’atténuent d’eux-mêmes après quelques jours. La dépression post-partum se distingue toutefois par des symptômes plus persistants et plus importants. Au Canada, on estime qu’environ une personne sur cinq est touchée par la dépression post-partum (Naître et grandir).
Comment distinguer le baby blues de la dépression post-partum? Quels facteurs peuvent contribuer à son apparition et comment favoriser la santé mentale pendant la période post-partum? Quand et où chercher de l’aide? C’est à ces questions que nous tenterons de répondre dans le cadre de ce webinaire, en compagnie de Salima Mazouz, conseillère en orientation et psychothérapeute, et invitée de la Maison Multiethnique Myosotis et Maria-Josée Vargas, sexologue et coordonnatrice au Centre de ressources périnatales – Autour du bébé.

L’artisanat est un puissant vecteur de bien-être et de sororité qui allie technique, créativité et apaisement. Transmis de génération en génération, souvent de femme en femme, les arts du textile comme le tricot et le crochet sont bien plus que de simples passe-temps. Ces savoir-faire permettent depuis longtemps de tisser des liens de solidarité, de partage et d’entraide entre les femmes.
En compagnie des Cercles des fermières du Québec, nous explorerons dans le cadre de ce webinaire le rôle de l’artisanat dans la santé mentale des femmes. Nous discuterons de son apport à l’autorégulation émotionnelle, de son potentiel pour briser l’isolement et de la façon dont sa pratique favorise la création de communautés et le renforcement du lien social avec Marie Parent, présidente des Cercles des Fermières du Québec.

Malgré un tabou moins présent en matière de menstruations, l’accès aux produits menstruels, à l’éducation et à des installations adaptées demeure inégal. La responsabilité des coûts et des accommodements liés aux menstruations repose encore largement sur les personnes concernées.
Ces obstacles peuvent avoir des répercussions importantes sur la santé physique et psychologique, mais aussi sur la participation sociale et professionnelle. C’est de ces enjeux dont nous discuterons avec Dignité menstruelle, un organisme qui œuvre à lutter contre la précarité menstruelle et à promouvoir une santé menstruelle équitable. Nos invitées seront Afrida Ahmed, coordinatrice des programmes éducatifs, et Aylin Sari, chargée du plaidoyer et des partenariats.

La crise du logement et l’augmentation de l’itinérance à Montréal constituent des enjeux majeurs de santé publique et ont des répercussions importantes sur la santé mentale. Se retrouver sans domicile fragilise les conditions de vie et le bien-être de toute personne. Les femmes qui vivent ou qui sont à risque de vivre une situation d’itinérance font toutefois face à des réalités particulières.
Pour approfondir ces enjeux, nous accueillerons Les Maisons de l’Ancre, un organisme communautaire qui défend les droits des femmes ainsi que des personnes trans et non binaires, en plus d’offrir de l’hebergement et de l’accompagnement. Nous discuterons des réalités vécues par les femmes en situation d’itinérance, des formes souvent invisibles que peut prendre celle-ci, ainsi que des initiatives communautaires qui contribuent à leur autonomisation. En compagnie de Mélanie Hubert, coordonnatrice au foyer, et Marie-Line Cyr, coordonnatrice à l’externe, toutes deux à Les Maison de l’Ancre.

Pendant longtemps, la douleur et les préoccupations des femmes ont été minimisées ou mal comprises par le système de santé. Celles qui exprimaient leur souffrance étaient parfois qualifiées d’« hystériques », institutionnalisées contre leur gré ou privées de leur autonomie. Aujourd’hui, de nombreuses femmes rapportent que leurs symptômes sont sous-estimés ou que leur parole est remise en question. Lorsqu’elles dénoncent des abus ou des expériences de soins traumatisantes, elles se heurtent encore trop souvent à l’incrédulité ou au silence.
Nous explorerons ces enjeux à travers l’exemple particulier des violences gynécologiques et obstétricales en compagnie de Yasmin Kahlaoui, du Regroupement Naissances Respectées dont la mission est d’offrir du soutien aux familles dans leur parcours périnatale. Dans une perspective intersectionnelle, nous réfléchirons à l’importance d’écouter et de reconnaître la parole des femmes pour favoriser des soins plus respectueux et réduire les inégalités en santé.

Bien que les femmes aient acquis d’importants droits en matière d’égalité des données récentes montrent que beaucoup d’entre-elles au Canada ressentent une fatigue importante liée au rythme de vie actuel et à la difficulté de concilier les exigences du travail avec les responsabilités familiales et domestiques, qui continuent de reposer de façon disproportionnée sur leurs épaules.
À l’occasion de ce webinaire, les deux cofondatrices de la Clinique Matrescence (Carolanne Dionne, M.A., étudiante au doctorat en sciences de la famille et Maude Duchemin, travailleuse sociale) viendront démystifier le concept de charge mentale. Nous explorerons ce que la recherche nous apprend sur ce phénomène, les mécanismes de socialisation qui contribuent à son maintien et les pistes d’action pour favoriser un partage plus équitable des responsabilités au sein des couples et des familles.


